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De Merteuil
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MessageSujet: Re: Ecrire   13/3/2009, 01:53

Oscar de Jarjayes a écrit:
Quand nous écrivons, nous le faisons tous un peu pour la même raison, et pourtant tous les écrivains et tous les gens en général font de grandes phrases sur la littérature "écrire c'est comme gerber de l'encre"... J'en sais rien, j'en ai un peu marre des phrases qui commence par "écrire c'est..."
Ce qui compte c'est ce qu'on écrit, pas les vieilles poses à deux balles. Les poses et les lieux communs, ce sont des trucs dont j'ai horreur. C'est un combat personnel, on n'est pas obligé de le partager, mais on n'est pas obligé non plus de le prendre mal, ou de se sentir visé.
Je suis d'accord avec toi Sylbao, d'autant plus que je le répète je sais ce que c'est que d'aller très mal. Je veux juste dire aux jeunes auteurs que s'ils croient qu'il faut être triste ou dans un état spécial pour écrire ils se trompent. S'ils croient qu'il faut se conformer au cliché du poète maudit pour créer, ils se trompent. C'est tout ce que je dis.


Et si chacun avait sa propre façon de fonctionner ?!
Le fado est un art extrêmement exigeant et surtout triste mais les chanteurs transcendent la tristesse. Ce n'est pas une façon de se refermer sur soi mais bien une catharsis. Ma conception de l'art en général implique un dépassement, une évolution voire révolution de son être, sans occulter la part de travail cela va de soi.


On créé à partir de quelque chose : soi-même. Si vous êtes quelqu'un de triste, il est normal que la tristesse transparaisse dans vos écrits.


Pour ma part, je ne me sentais pas spécialement visé Oscar, en fait je ne me sentais pas visé du tout même, mais j'ai cru que tu visais néanmoins quelqu'un. Peu importe! Tu es énervé par ceux qui font des grandes phrases sur la littérature du genre : "La littérature c'est..." ; en ce qui me concerne ce qui m'énerve le plus ce sont les phrases commençant par : "La littérature ce n'est pas...". Écrire, même des complaintes, n'est pas chose aisée et les soumettre à un œil inquisiteur l'est encore moins...
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Oscar de Jarjayes
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MessageSujet: Re: Ecrire   13/3/2009, 22:03

Bien sûr, on a tous notre manière de fonctionner. Chaque auteur est différent, il y a autant de manières de faire que de gens. C'est pour cela que les généralités m'agacent. Quand je dis que je ne sais rien faire d'autre, je parle uniquement sur le plan artistique. Dans la vie, je sais faire plein de trucs. Je suis même assez habile, mais je ne suis pas doué ni pour la musique ni pour le dessin, mais je peux écrire pas trop mal. Je peux exercer un autre métier, par exemple. Je suis socialement compatible avec le travail du moment que c'est souvent en plein air. "Je ne sais faire que ça" ce n'est pas nouveau en effet, mais rien ne sera noueau, parce que comme nous le disons, chacun est différent mais en même temps on écrit tous pour les mêmes raisons, alors on dit vite la même chose que les autres... Smile
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Sylbao
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MessageSujet: Re: Ecrire   14/3/2009, 00:09

La question serait alors, dans ce domaine qui doit être celui de l'art ou de la création, pourquoi faire quelque chose ?
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Oscar de Jarjayes
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MessageSujet: Re: Ecrire   14/3/2009, 02:41

Bien sûr. Et se demander si c'est profondément différent d'écrire ou de jouer de la musique; ou de dessiner... Et si ce n'est pas si différent, pourquoi on s'intéresse à ça... A produire de l'Art. Certains s'intéressent à la culture, à savoir beaucoup de choses, d'autres veulent créer, d'autres veulent savoir faire des objets de leurs mains... Une idée que j'ai là-dessus, mais elle est valable pour tout, c'est que tout ce qu'on fait dans la vie, tout ce qu'on dit, tout ce à quoi on pense, ce ne sont que des constructions mentales pour éviter de penser qu'un jour ou l'autre, nous allons mourir.


Dernière édition par Oscar de Jarjayes le 14/3/2009, 17:35, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Ecrire   14/3/2009, 16:48

C'est une idée. Elle est intéressante, peut-être juste mais je pense pas suffisante. (Et de toute façon, difficile de trouver une idée "suffisante", à ce sujet ou pour mille autres). Je pense que l'art est un moyen d'expression. Jusque là pas de révélation. Mais le besoin d'expression n'est pas que lié à la mort. Il peut être justement un moyen de vivre encore plus fort, ou encore mieux. Je pense à la sublimation.
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Oscar de Jarjayes
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MessageSujet: Re: Ecrire   14/3/2009, 18:03

Oh oui c'est sûr, c'est un peu réducteur. Mais l'idée de la mort est angoissante, on fait de notre mieux pour la chasser. Et ce n'est pas la seule raison, c'est vrai.
Vivre la vie plus fort, oui, et faire vivre la vie plus fort, aussi.
Sublimer, oui. Pas faire passer directement un corps de l'état physique à l'état gazeux bien sûr, mais l'idée est là... Purifier, rendre beau, idéal... Il y a quelque chose de l'ordre de la transcendance, d'aller au-delà des choses... Je n'écris pas une vie, j'écris la vie. J'ecris pour sortir l'essence des choses, et pour aller au-delà de ces choses. Après comme dans tout art, on peut vouloir être réalistes, peindre la réalité telle qu'elle est, ou surréalistes. Il y a des écrivains de science-fiction. Mais on cherche à dépasser, à "vivre plus fort" si tu veux, oui. C'est ça.
Et même quand on ne rend pas beau, quand on écrit de l'horreur, ou qu'on tourne des films d'horreur, on veut donner des émotions qui servent à vivre plus fort. J'insiste sur le fait de donner. Ce pour quoi je pense qu'on n'écrit pas pour soi, même si parfois on écrit pour soi, parce qu'on écrit pour donner. Mais on donne pour soi, et on reçoit de ceux à qui on a donné.
J'ai vécu plusieurs moments dans ma vie, parmi les meilleurs, où je sentais avoir vraiment donné... Des gens qui m'ont dit des trucs incroyables. "C'est magnifique" "J'ai pleuré" "Je viens de lire ta nouvelle, je tremble encore..." Quand quelqu'un te dit ça... Ah je te jure... Quelqu'un te dit que tu lui as donné des frissons, des vertiges... Ou que tu l'as fait bander vraiment, ça c'est bien aussi... Ecrire des trucs érotiques apporte beaucoup de joie, parce qu'après les gens te racontent qu'ils ont baisé toute la nuit ou qu'ils ont regretté d'être seuls...
Ou quand tu écris l'amour, et qu'on te dit "Maintenant je suis dégoûtée de ne pas vivre ça, de ne pas être aimée comme ça..."
Ouais, quand tu vois que tu as bouleversé les gens, c'est tellement fort.
Donner du plaisir aux gens, c'est quand même quelque chose d'énorme. Je suis auteur pour cela, comme je serais gigolo. Pour donner du plaisir.
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MessageSujet: Re: Ecrire   14/3/2009, 20:05

Je ne crois pas que le don soit la première chose, en littérature ou ailleurs. Évidemment, je suis d'accord : faire éprouver quelque chose aux autres, c'est un sentiment très gratifiant. Mais Amélie est un bon exemple : 17 publiés sur 65 écrits... Tu nous donnes la définition populaire de la sublimation, mais je ne pensais pas à celle-là, même si bien sûr elles sont très proches. Il s'agit de la transposition d'une pulsion en un sentiment supérieur. Seulement, sentiment supérieur, ça ne veut pas dire plus "pur" - même s'il y a tout près l'idée que le sublimé est censé bénéficier d'une valeur sociale. La sublimation est une transformation. Ce n'est pas anodin que Freud ait emprunté un terme aux alchimistes : difficile de se défaire du "magique" de la création, ou de l'art. Mais on crée pas du néant, avec du vide (et personne ne crée du vide)... Alors, pourquoi crée-t-on ? Je pense qu'il y a un besoin, un besoin intérieur, même excluant autrui, même excluant l'angoisse de la mort. Peut-être y a-t-il une angoisse de vie...
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MessageSujet: Re: Ecrire   14/3/2009, 21:37

Un besoin et si c'était un désir ?
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Oscar de Jarjayes
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MessageSujet: Re: Ecrire   14/3/2009, 22:18

Sylbao a écrit:
Je ne crois pas que le don soit la première chose, en littérature ou ailleurs. Évidemment, je suis d'accord : faire éprouver quelque chose aux autres, c'est un sentiment très gratifiant. Mais Amélie est un bon exemple : 17 publiés sur 65 écrits... Tu nous donnes la définition populaire de la sublimation, mais je ne pensais pas à celle-là, même si bien sûr elles sont très proches. Il s'agit de la transposition d'une pulsion en un sentiment supérieur. Seulement, sentiment supérieur, ça ne veut pas dire plus "pur" - même s'il y a tout près l'idée que le sublimé est censé bénéficier d'une valeur sociale. La sublimation est une transformation. Ce n'est pas anodin que Freud ait emprunté un terme aux alchimistes : difficile de se défaire du "magique" de la création, ou de l'art. Mais on crée pas du néant, avec du vide (et personne ne crée du vide)... Alors, pourquoi crée-t-on ? Je pense qu'il y a un besoin, un besoin intérieur, même excluant autrui, même excluant l'angoisse de la mort. Peut-être y a-t-il une angoisse de vie...


Tu me donnes, Sylbao, la définition psychanalytique de la sublimation. Une bonne soeur sublime son désir sexuel en amour pour dieu. Certes. Personnellement, je n'écris nécéssairement pour ça. Mais oui, en partie, en effet. Mes pulsions, je les sublime dans ma vie sexuelle plutôt active, dans le sang-froid dont je dois faire preuve dans ma vie professionnelle, et aussi quand j'écris. Peut-être que de manière inconsciente, mes thêmes me choisissent en fonction de pulsions. Dans mon cas, les vampires, les bas-fond, les bars interlopes, le sang, le sexe, l'amour impossible, l'amour vécu, les loups-garous, le cannibalisme, les zombies, sont l'expression de pulsions de mort ainsi que de pulsions de vie (sexe).
Pour résumer (nous avançons) deux choses nous pousseraient à créer :
-le besoin de chasser l'angoisse, de combler la vie pour ne pas penser à la mort
-la sublimation de désirs sexuels refoulés ou inassouvis.
Pulsion de vie, pulsion de mort et littérature...
Une angoisse de vie ? Plusieurs angoisses dans la vie en tout cas. Un besoin de créer ? Un désir, plutôt Tom ? Ouais, un désir ou un besoin...
En ce qui concerne écrire, depuis Rilke, tout le monde se sent obligé de dire qu'il ne pourrait pas se passer d'écrire, que c'est un besoin irrépressible... Je ne sais pas. En fait, j'écris si je veux, je ne me demande pas si j'ai besoin ou envie...
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Captaincavern
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MessageSujet: Re: Ecrire   15/3/2009, 03:28

Pourquoi ?

La toute première raison, la cause profonde : parce que j’aime ça. Ecrire n'est pas nécessaire pour subvenir à mes besoins. Je réponds à un désir : prouver que j’en suis capable. Alors même si je tente pitoyablement de convaincre la seule personne qui m’ait lu que ce que je j’écris ne vaut pas un pet de lapin, au fond de moi je cherche une forme de satisfaction dans l’écriture, une récompense pour mon esprit, une forme de gratification. Je ne sais pas si j’aurai un jour l’audace de proposer quelque chose à un éditeur – en admettant que je termine quelque chose, mais chaque fois que j’écris, c’est dans le but ultime que ce soit lu. J’ai une telle estime pour la littérature que ce serait pour moi un véritable accomplissement, quelque chose dont je pourrais être fier. Comme tout ce qui m’a fait avancer jusqu’à présent, l’écriture est un défi à l’angoisse. Suis-je vraiment cet être misérable, cette « transparence ineffaçable », comme disait le copain de Rolande de Beauvoir ?
Ca c’était pour le fond. Pour la forme, il s’agit de prendre le temps de la réflexion et tenter de débroussailler 3 questions existentielles : qui suis-je ? Quel est cet Univers dans lequel je vis ? Qu’est-ce que je fous là ? Au bout du compte, rien n’a changé depuis les Grecs Anciens. Je cherche une doctrine du Salut : découvrir quel est ma place dans l’Univers et l’accepter, afin de mourir en paix.

Comment ?

L’écriture a quelque chose de sacré pour moi. Quand ce que j’écris compte vraiment à mes yeux, j’utilise mon plus beau stylo plume. J’aime garder ce côté charnel. Je reconnais les mérites de l’informatique mais les mots n’ont pas la même saveur sur un écran. Ne pas seulement regarder les mots, mais les toucher, se dire que les écrivains que je vénère ont utilisé le même moyen pour immortaliser leurs œuvres, tout cela est incomparablement plus savoureux que la frappe au clavier. Comme je recherche avant tout le plaisir, le choix est vite fait.
En ce qui concerne la technique, je suis pitoyable. J’écris en quelques minutes ce qui trotte dans ma tête et les quelques heures qui suivent sont consacrées à un laborieux travail de rature qui abouti le plus souvent au retour à la version d’origine… En fait, j’écris beaucoup trop peu pour espérer parvenir à un résultat correct. J’ai de l’expérience en tant que lecteur, mais pas en tant qu’écrivain. Tout ce que j’écris restera donc sans aucun doute lettre morte, mais tant pis, j’essaie quand même. Au moins j’aurai pris du plaisir à donner corps à mon imagination.

Pour qui ?

Pour moi, avec l’espoir secret qu’un jour… Même s’il ne se réalise jamais, je suis persuadé que tous les gens qui écrivent cultivent cet espoir secret d’être lu un jour ou l’autre. Ecrire, c’est laisser une trace. Quel intérêt si cela doit rester dissimulé pour l’éternité.
La première fois que j’ai pris ma plume, j’imaginais me guérir de quelque chose, mettre des mots sur ma névrose. De ce point de vu là, écrire ne m’a rien apporté. Beaucoup de gens s’imaginent qu’une fois le criminel démasqué, le cadavre retrouvé, les blessures se refermeront comme par enchantement. Je n’y crois pas. Je suis capable de prendre beaucoup de recul sur les miennes, de les qualifier très précisément. Seulement voilà, pour l’instant elles sont toujours ouvertes ; endormies le plus souvent, mais toujours ouvertes et prêtes à se réveiller au moindre stimulus, tant que je n’aurai pas la volonté de me guérir, de me faire aider.
J’imagine mal qu’il n’y ait pas une part de soi dans tout ce que l’on écrit, même dans ce que l’on croit être la plus pure invention. Je suis persuadé que celle-ci n’est qu’une illusion consciente. Ecrire, tel que je le conçois, c’est comme un rêve éveillé : on compose un nouvel Univers avec de petits fragments du sien, en cherchant ce qu’il contient d’universel. C’est ce que je recherche en tant que lecteur. La part de l’auteur, qui même au sein de l’histoire la plus farfelue me fait dire : « L’enfoiré, il a lu dans ma tête ! ». Alors même si j’affirme que j’écris avant tout pour moi, pour me faire plaisir et qu’effectivement ce n’est jamais lu, je ne peux faire abstraction de ce que cela pourrait apporter aux autres et de ce qu’ils en penseraient. Si ce n’était pas le cas, je ne serais pas aussi complexé et mon esprit serait moins torturé lorsque je me relis…
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MessageSujet: Re: Ecrire   22/3/2009, 03:29

J'aime bien tes réponses, Captaincavern. Par contre, le "je suis persuadé que tous les gens qui écrivent cultivent cet espoir secret d’être lu un jour ou l’autre" me sort par les trous de nez. C'est sans doute valable pour toi et un nombre incalculable d'autres, pour autant je crois qu'il faut éviter de parler de "tout le monde". C'est comme quand on chantonne : le but d'être entendu n'est pas forcément là.
Ce passage m'a réjouie (parce que c'est réjouissant de trouver des gens qui viennent confirmer nos petites pensées) :
"J’imagine mal qu’il n’y ait pas une part de soi dans tout ce que l’on écrit, même dans ce que l’on croit être la plus pure invention. Je suis persuadé que celle-ci n’est qu’une illusion consciente. Ecrire, tel que je le conçois, c’est comme un rêve éveillé."

Oscar...
"Tu me donnes, Sylbao, la définition psychanalytique de la sublimation. Une bonne sœur sublime son désir sexuel en amour pour dieu. Certes. Personnellement, je n'écris nécessairement pour ça."
Puisqu'on veut barboter dans la psychanalyse, dois-je y voir un lapsus scripti..? A ce que tu me racontes, j'ose émettre que tu n'as peut-être pas bien saisi le concept de sexualité selon Freud... C'est beaucoup plus vaste que la fornication.
Personnellement, je n'ai pas attendu de lire Rilke, ni même Nothomb pour ressentir la création comme quelque chose qui vient "des tripes", donc fondamental, donc de l'ordre du besoin et pas du caprice.
Je parlais d'"angoisse de vie" pour exprimer ce qu'Amélie a un jour, elle, appelé "la terreur du vivant : sans raison, on a peur ! C'est à se demander, si ce n'est pas ça, la nature humaine...". C'est quelque chose que je ressens de manière très forte. Et je crois que c'est étroitement lié à l'écriture et à toute œuvre d'art.
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Oscar de Jarjayes
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MessageSujet: Re: Ecrire   22/3/2009, 17:33

Sylbao a écrit:

Oscar...
"Tu me donnes, Sylbao, la définition psychanalytique de la sublimation. Une bonne sœur sublime son désir sexuel en amour pour dieu. Certes. Personnellement, je n'écris nécessairement pour ça."
Puisqu'on veut barboter dans la psychanalyse, dois-je y voir un lapsus scripti..? A ce que tu me racontes, j'ose émettre que tu n'as peut-être pas bien saisi le concept de sexualité selon Freud... C'est beaucoup plus vaste que la fornication.

Quel lapsus ? Qu'est-ce que je n'ai pas bien saisi ? Une religieuse ne sublime pas son désir sexuel en amour pour Dieu ? Quel concept de sexualité selon Freud ? Tu crois que ce sont des métaphores ? Tu crois que Freud ne parle pas de fornication ? Tu me fais quoi là ? Tu vas m'expliquer ce qu'est la sexualité, ce qu'est le désir, ce qu'est la psychanalyse ? Who do you think you are ?
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MessageSujet: Re: Ecrire   22/3/2009, 23:02

"Quel lapsus ?"

"je n'écris nécessairement pour ça."



"Qu'est-ce que je n'ai pas bien saisi ?"

La théorie de la sexualité de Freud, mais je me trompe peut-être.



"Une religieuse ne sublime pas son désir sexuel en amour pour Dieu ?"

C'est justement parce que tu parles du désir sexuel d'une religieuse. J'ai l'impression que tu parles de "génital"... Non ?



"Quel concept de sexualité selon Freud ?"

Celui qui ne confond pas pulsion sexuelle et érection.



"Tu crois que ce sont des métaphores ? Tu crois que Freud ne parle pas de fornication ?"

Ce n'est pas que je crois, c'est explicite : c'est bien au delà. Désolée.



"Tu me fais quoi là ? Tu vas m'expliquer ce qu'est la sexualité, ce qu'est le désir, ce qu'est la psychanalyse ? Who do you think you are ?"

Je l'ai appris à la bibliothèque et en cours. Iil faut arrêter de se sentir visé personnellement.
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Oscar de Jarjayes
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MessageSujet: Re: Ecrire   23/3/2009, 02:42

- Pour faire une négation, on n'est pas obligé de mettre le "pas", exemple : je ne m'en soucie.

-Oui tu te trompes si tu penses que je n'ai pas bien saisi les théories de Freud ou la psychanalyse en général, et lorsque que je n'ai pas saisi quelque chose, je ne me permets jamais d'en parler.

-Oui je parle du désir sexuel génital. je ne savais pas qu'il y en avait un autre. Je ne crois pas que lorsque Freud ou qui que ce soit parle du sexe il parle d'autre chose que de ce qu'il se passe entre nos jambes, désolé. Si pour toi ce sont des métaphores, je crains que tu ne t'égares.

-Tu crois que Freud fait toujours la distinction entre le désir sexuel et le fait de bander ? Tu crois que lorsqu'il parle de masturbation il parle de caresser une idée, aussi ? Quand il parle de désir sexuel, il ne parle en effet pas exclusivement de bander. Il parle du désir des femmes, des hommes, des enfants, du fantasme de sodomie, de plein de choses. Il ne parle pas que de sexe toutes les trois lignes, d'ailleurs, même s'il explique des choses par un désir sexuel refoulé... Quand il parle de sa patiente qui a peur d'aller au théâtre car elle craint d'avoir envie d'uriner pendant la pièce, il nous explique qu'en réalité elle a peur de son désir sexuel. Et là, il parle bien de bander, je suis désolé si tu ne comprends pas ça comme ça. Freud parle souvent du génital, et le désir qui ne confond pas gna gna gna, je ne sais pas de quoi il s'agit. il n'y a pas un désir sexuel génital et un désir sexuel magique qui se passe dans le cerveau, le sexe se passe toujours à la fois dans le cerveau et dans les parties génitales. Et si Freud prétend le contraire, les psychanalystes modernes ne font pas la même erreur que lui.

-Freud ne parle pas de fornication : oui, c'est ça, ça doit être moi qui suis tellement bête que je n'ai pas saisi la nuance.

-Tu l'a appris à la bibliothèque et en cours, et en plus tu ne me visais pas. Donc, je suis non seulement stupide mais paranoïaque de surcroît. Je vais répondre plus précisément sur ce point.
Tu es contente d'avoir compris en cours que le désir sexuel n'est pas forcément génital, alors tu veux me l'expliquer, comme si je ne le savais pas. mais, mon enfant, Freud le sait, je le sais, tout le monde le sait. C'est à la porté de n'importe quel débile.
Le désir sexuel, je suis terriblement désolé d'avoir à te l'apprendre, se passe relativement souvent souvent entre les jambes. mais c'est vrai, c'est réducteur de penser que le désir, que la pulsion sexuelle, est la pulsion physique. En effet l'érection n'est pas le siège du désir. Je ne confond pas pulsion sexuelle et désir, je sais ce qu'est l'anima, je sais ce qu'est la libido.
Tu essaies de faire croire que "les théories de Freud" sont très compliquées et ne peuvent être comprises par des abrutis comme moi. Toi, grâce à tes cours et à ta bibliothèque, en revanche, tu as tout compris, et tu sais tout. Mais, Sylbao, les théories de Freud sont d'une simplicité, tu n'as pas idée... Un enfant peut les comprendre. Comment je le sais ? Je les comprenais quand j'étais enfant. Je lisais des études de cas lorsque tu mouillais encore tes couches. Ado, je ne lisais pas que des romans, mais l'homme aux loups, l'homme aux rats... Tu comprends ça ? Tes cours et ta bibliothèque, si tu savais comme je m'en fous... J'ai assisté à plus de conférences que tu n'en feras dans toute ta vie, j'ai écouté mes parents parler de tout ça, je posais des questions...
Si mon père était charpentier, tu arriverais à admettre que je connaisse le bois ? Mes parents sont psy, et en plus de ça ce sont deux pontes. Ma mère était souvent dans la salle quand Lacan parlait, Joyce Mac Dougall est une amie intime de la famille, comme l'était Dolto, Carlos et toute la famile.
J'ai lu Freud, Jung, Reich (qui a merveilleusement parlé du sexe même s'il a mal fini) j'ai non seulement lu tout ce joli monde mais si je ne comprenais pas j'vais deux excellents professeurs pour m'expliquer, à domicile.
Non, Sylbao, pour moi ça n'a rien de compliqué. Tu pensais m'en boucher un coin en m'annonçant fièrement que désir ne veut pas dire érection ? Mais tu réalises le ridicule de la situation ? Tu sais combien d'années il te restes à étudier avant de pouvoir m'apprendre quoi que soit en psychanalyse ? je te l'ai dit déjà, mais tu n'as visiblement pas compris.
Je n'ai pas appris la vie et la psychè humaine dans Biba. je ne sais pas ce que Freud en dirait, mais quand une bonne soeur sublime son désir en amour pour Dieu, oui, ce qu'elle sublime est aussi le désir de son corps. Peut-être que si elle sublime ce désir, en effet elle ne sera pas tourmentée par la frustration sexuelle génitale. Pareil pour les curés, ils ont parfois des érections, et il faut parfois prendre le désir pour ce qu'il est, une pulsion, une érection, même s'il n'est pas que ça, Sylbao, tout le monde le sait.
Tu veux toujours en foutre plein la vue à tout le monde avec ce que tu apprends à la fac, ça te sert à quoi ? Les autres font ça ? Est-ce que je viens te parler d'archéologie ou de police scientifique avec de grands mots compliqués pour t'impressionner, pour dire "Regardez comme je suis intelligent" ? Est-ce que je fais ça ? Quel est l'intérêt de faire ça, ça te fait jouir ? Je ne sais pas, moi ça ne me fait pas jouir de dire toujours aux autres qu'ils ont tort, qu'ils sont des cons, qu'ils n'ont rien compris. Tu me demandes de ne pas me sentir visé, alors à qui as-tu dit qu'il n'avait rien compris ?
Je pensais que nous arrivions enfin à discuter sans se prendre la tête, j'étais poli, j'allais dans ton sens et crac, tu m'envoies ça en pleine gueule.
le pire c'est que tu te ridiculises, Sylbao.
Tu es bien mignonne avec tes cours tout frais dans ta tête que tu connais par coeur. Mais ce n'est pas ça qui fera de toi une praticienne compétente. Tu verras, tout ce que tu penses sur les pervers, sur les schizophrènes, sur les médicaments, tu verras quand tu auras quelqu'un sur le divan ce qu'il va se passer si tu pars comme ça, avec tes idées toutes faites sur tout.
Le psychanalyste est un artisan, il travaille au cas par cas. Tes grands mots et tes grandes théories, ce n'est que le B-A BA. Une fois que tu auras appris tout ça, tu pourras penser à le mettre en pratique, et là tout ce que tu penses sera chamboulé.
Termine tes études et ton analyse, ouvre un cabinet, pratique la psychanalyse pendant vingt ans et ensuite, seulement ensuite, viens m'apprendre la vie. On verras si tu prétends toujours qu'on peut soigner les pervers et que les schizophrènes n'ont pas besoin de médicaments. On verra si la sexualité selon Freud est toujours ta préoccupation première.
On verra.
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MessageSujet: Re: Ecrire   23/3/2009, 03:43

"Pour faire une négation, on n'est pas obligé de mettre le "pas", exemple : je ne m'en soucie."

Je suis au courant. Mais comme la formule est bien peu usitée, je me suis permise de souligner cette particularité. A la base, c'était pour rire.




"Oui tu te trompes si tu penses que je n'ai pas bien saisi les théories de Freud ou la psychanalyse en général, et lorsque que je n'ai pas saisi quelque chose, je ne me permets jamais d'en parler."

Souvent on se sait pas quand on n'a pas bien saisi. Et puis je disais seulement que peut-être tu n'avais pas compris. Je savais bien que ce serait dur à concevoir, j'avais raison, voilà que tu nous fais encore un bon gros pataquès.




"Oui je parle du désir sexuel génital. je ne savais pas qu'il y en avait un autre. Je ne crois pas que lorsque Freud ou qui que ce soit parle du sexe il parle d'autre chose que de ce qu'il se passe entre nos jambes, désolé. Si pour toi ce sont des métaphores, je crains que tu ne t'égares."

La sexualité selon Freud est justement un concept qui va au-delà de la concrète entrejambe. Quand petit Œdipe a envie de niquer maman, ce n'est pas seulement de son pénis larvaire dont il est question. Je le répète, mes professeurs nous l'ont enseigné, je compte un peu là-dessus quand même. Et je ne l'ai même pas attendu. Il me semblait jusque là qu'il suffisait d'avoir vraiment lu Freud pour le comprendre.




"Quand il parle de sa patiente qui a peur d'aller au théâtre car elle craint d'avoir envie d'uriner pendant la pièce, il nous explique qu'en réalité elle a peur de son désir sexuel. Et là, il parle bien de bander, je suis désolé si tu ne comprends pas ça comme ça."

Là, on est d'accord. D'autre part si la patiente a peur du désir sexuel, ce n'est peut-être pas une arbitraire phobie d'une démangeaison physique bien localisée.




"Freud parle souvent du génital, et le désir qui ne confond pas gna gna gna, je ne sais pas de quoi il s'agit."

"Gna gna gna"... Je vois que tu accordes décidément beaucoup de valeur aux arguments des autres. Forcément, si tu te sens visé personnellement à chaque fois. Je parlais de ne pas confondre désir sexuel et érection. Parce qu'il y a le sens courant et le sens psychanalytique, qui sont différents.




"il n'y a pas un désir sexuel génital et un désir sexuel magique qui se passe dans le cerveau, le sexe se passe toujours à la fois dans le cerveau et dans les parties génitales."

Je ne vois pas trop ce que le cerveau vient faire là-dedans. De quoi parles-tu ? Psychisme, hormones ? Freud envisage la sexualité comme une énergie de vie; c'est le nom qu'il lui donne.




"Freud ne parle pas de fornication : oui, c'est ça, ça doit être moi qui suis tellement bête que je n'ai pas saisi la nuance."

Encore une fois, cesse de tout prendre pour toi. Je n'ai jamais voulu dire que tu étais bête. Il faut que tu acceptes qu'on ne soit pas d'accord avec toi et qu'on remette en cause tes raisonnements, sinon c'est que tu es complètement inapte aux dialogues.




"Tu l'a appris à la bibliothèque et en cours, et en plus tu ne me visais pas. Donc, je suis non seulement stupide mais paranoïaque de surcroît."

Toutes mes condoléances.



"Tu es contente d'avoir compris en cours que le désir sexuel n'est pas forcément génital, alors tu veux me l'expliquer, comme si je ne le savais pas. mais, mon enfant, Freud le sait, je le sais, tout le monde le sait. C'est à la porté de n'importe quel débile."

Un coup tu es radicalement en désaccord, un coup c'est une évidence ? A moins que tu parles d'autres zones érogènes.




"Le désir sexuel, je suis terriblement désolé d'avoir à te l'apprendre, se passe relativement souvent souvent entre les jambes."

C'est bien ça, tu n'as pas compris. Sexualité pour Freud n'est pas sexualité pour Mr Dupont, je vais pas me répéter cent fois, c'est plus vaste. Sorry.




"Tu essaies de faire croire que "les théories de Freud" sont très compliquées et ne peuvent être comprises par des abrutis comme moi."

J'ai essayé d'être claire et j'ai eu l'impression de l'être. Alors Oscar, je sais que je suis parfois très vive, mais quand même. Tu sais, peut-être que tu ne t'es pas fait virer de tel forum seulement à cause de leur BIIIP ! Rassure-toi, moi, je ne te "bannirai" jamais parce que tu me cours sur le système. Mais essaye de te modérer.




"Toi, grâce à tes cours et à ta bibliothèque, en revanche, tu as tout compris, et tu sais tout."

J'ai l'impression d'un gros complexe vis-à-vis de tes non-études de psychologie. Tout le temps à chercher à te revaloriser, à dire "les autres ne m'écoutent pas parce que je n'ai pas fait comme eux". Mais voilà : on n'a pas le droit de te détromper, ou de ne pas être d'accord, tout de suite, on te persécute, on est un être gonflé d'orgueil et d'ignorance qui ne désire que t'écraser. Alors que monsieur a un tel comme ami de la famille, et monsieur comprenait Œdipe avant même d'y être entré, etc, etc. C'est gonflant.



"Mais, Sylbao, les théories de Freud sont d'une simplicité, tu n'as pas idée... Un enfant peut les comprendre. Comment je le sais ? Je les comprenais quand j'étais enfant. Je lisais des études de cas lorsque tu mouillais encore tes couches. Ado, je ne lisais pas que des romans, mais l'homme aux loups, l'homme aux rats... Tu comprends ça ? Tes cours et ta bibliothèque, si tu savais comme je m'en fous... J'ai assisté à plus de conférences que tu n'en feras dans toute ta vie, j'ai écouté mes parents parler de tout ça, [...], Joyce Mac Dougall est une amie intime de la famille, comme pratique la psychanalyse pendant vingt ans et ensuite, seulement ensuite, viens m'apprendre la vie. On verras si tu prétends toujours qu'on peut soigner les pervers et que les schizophrènes n'ont pas besoin de médicaments. On verra si la sexualité selon Freud est toujours ta préoccupation première.
On verra."

Superbe, que dis-je, sublime illustration de mes précédents propos. Faut te calmer, mon vieux.
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MessageSujet: Re: Ecrire   23/3/2009, 15:51

Oscar de Jarjayes a écrit:
- Pour faire une négation, on n'est pas obligé de mettre le "pas", exemple : je ne m'en soucie.

-Oui tu te trompes si tu penses que je n'ai pas bien saisi les théories de Freud ou la psychanalyse en général, et lorsque que je n'ai pas saisi quelque chose, je ne me permets jamais d'en parler.

-Oui je parle du désir sexuel génital. je ne savais pas qu'il y en avait un autre. Je ne crois pas que lorsque Freud ou qui que ce soit parle du sexe il parle d'autre chose que de ce qu'il se passe entre nos jambes, désolé. Si pour toi ce sont des métaphores, je crains que tu ne t'égares.

-Tu crois que Freud fait toujours la distinction entre le désir sexuel et le fait de bander ? Tu crois que lorsqu'il parle de masturbation il parle de caresser une idée, aussi ? Quand il parle de désir sexuel, il ne parle en effet pas exclusivement de bander. Il parle du désir des femmes, des hommes, des enfants, du fantasme de sodomie, de plein de choses. Il ne parle pas que de sexe toutes les trois lignes, d'ailleurs, même s'il explique des choses par un désir sexuel refoulé... Quand il parle de sa patiente qui a peur d'aller au théâtre car elle craint d'avoir envie d'uriner pendant la pièce, il nous explique qu'en réalité elle a peur de son désir sexuel. Et là, il parle bien de bander, je suis désolé si tu ne comprends pas ça comme ça. Freud parle souvent du génital, et le désir qui ne confond pas gna gna gna, je ne sais pas de quoi il s'agit. il n'y a pas un désir sexuel génital et un désir sexuel magique qui se passe dans le cerveau, le sexe se passe toujours à la fois dans le cerveau et dans les parties génitales. Et si Freud prétend le contraire, les psychanalystes modernes ne font pas la même erreur que lui.

-Freud ne parle pas de fornication : oui, c'est ça, ça doit être moi qui suis tellement bête que je n'ai pas saisi la nuance.

-Tu l'a appris à la bibliothèque et en cours, et en plus tu ne me visais pas. Donc, je suis non seulement stupide mais paranoïaque de surcroît. Je vais répondre plus précisément sur ce point.
Tu es contente d'avoir compris en cours que le désir sexuel n'est pas forcément génital, alors tu veux me l'expliquer, comme si je ne le savais pas. mais, mon enfant, Freud le sait, je le sais, tout le monde le sait. C'est à la porté de n'importe quel débile.
Le désir sexuel, je suis terriblement désolé d'avoir à te l'apprendre, se passe relativement souvent souvent entre les jambes. mais c'est vrai, c'est réducteur de penser que le désir, que la pulsion sexuelle, est la pulsion physique. En effet l'érection n'est pas le siège du désir. Je ne confond pas pulsion sexuelle et désir, je sais ce qu'est l'anima, je sais ce qu'est la libido.
Tu essaies de faire croire que "les théories de Freud" sont très compliquées et ne peuvent être comprises par des abrutis comme moi. Toi, grâce à tes cours et à ta bibliothèque, en revanche, tu as tout compris, et tu sais tout. Mais, Sylbao, les théories de Freud sont d'une simplicité, tu n'as pas idée... Un enfant peut les comprendre. Comment je le sais ? Je les comprenais quand j'étais enfant. Je lisais des études de cas lorsque tu mouillais encore tes couches. Ado, je ne lisais pas que des romans, mais l'homme aux loups, l'homme aux rats... Tu comprends ça ? Tes cours et ta bibliothèque, si tu savais comme je m'en fous... J'ai assisté à plus de conférences que tu n'en feras dans toute ta vie, j'ai écouté mes parents parler de tout ça, je posais des questions...
Si mon père était charpentier, tu arriverais à admettre que je connaisse le bois ? Mes parents sont psy, et en plus de ça ce sont deux pontes. Ma mère était souvent dans la salle quand Lacan parlait, Joyce Mac Dougall est une amie intime de la famille, comme l'était Dolto, Carlos et toute la famile.
J'ai lu Freud, Jung, Reich (qui a merveilleusement parlé du sexe même s'il a mal fini) j'ai non seulement lu tout ce joli monde mais si je ne comprenais pas j'vais deux excellents professeurs pour m'expliquer, à domicile.
Non, Sylbao, pour moi ça n'a rien de compliqué. Tu pensais m'en boucher un coin en m'annonçant fièrement que désir ne veut pas dire érection ? Mais tu réalises le ridicule de la situation ? Tu sais combien d'années il te restes à étudier avant de pouvoir m'apprendre quoi que soit en psychanalyse ? je te l'ai dit déjà, mais tu n'as visiblement pas compris.
Je n'ai pas appris la vie et la psychè humaine dans Biba. je ne sais pas ce que Freud en dirait, mais quand une bonne soeur sublime son désir en amour pour Dieu, oui, ce qu'elle sublime est aussi le désir de son corps. Peut-être que si elle sublime ce désir, en effet elle ne sera pas tourmentée par la frustration sexuelle génitale. Pareil pour les curés, ils ont parfois des érections, et il faut parfois prendre le désir pour ce qu'il est, une pulsion, une érection, même s'il n'est pas que ça, Sylbao, tout le monde le sait.
Tu veux toujours en foutre plein la vue à tout le monde avec ce que tu apprends à la fac, ça te sert à quoi ? Les autres font ça ? Est-ce que je viens te parler d'archéologie ou de police scientifique avec de grands mots compliqués pour t'impressionner, pour dire "Regardez comme je suis intelligent" ? Est-ce que je fais ça ? Quel est l'intérêt de faire ça, ça te fait jouir ? Je ne sais pas, moi ça ne me fait pas jouir de dire toujours aux autres qu'ils ont tort, qu'ils sont des cons, qu'ils n'ont rien compris. Tu me demandes de ne pas me sentir visé, alors à qui as-tu dit qu'il n'avait rien compris ?
Je pensais que nous arrivions enfin à discuter sans se prendre la tête, j'étais poli, j'allais dans ton sens et crac, tu m'envoies ça en pleine gueule.
le pire c'est que tu te ridiculises, Sylbao.
Tu es bien mignonne avec tes cours tout frais dans ta tête que tu connais par coeur. Mais ce n'est pas ça qui fera de toi une praticienne compétente. Tu verras, tout ce que tu penses sur les pervers, sur les schizophrènes, sur les médicaments, tu verras quand tu auras quelqu'un sur le divan ce qu'il va se passer si tu pars comme ça, avec tes idées toutes faites sur tout.
Le psychanalyste est un artisan, il travaille au cas par cas. Tes grands mots et tes grandes théories, ce n'est que le B-A BA. Une fois que tu auras appris tout ça, tu pourras penser à le mettre en pratique, et là tout ce que tu penses sera chamboulé.
Termine tes études et ton analyse, ouvre un cabinet, pratique la psychanalyse pendant vingt ans et ensuite, seulement ensuite, viens m'apprendre la vie. On verras si tu prétends toujours qu'on peut soigner les pervers et que les schizophrènes n'ont pas besoin de médicaments. On verra si la sexualité selon Freud est toujours ta préoccupation première.
On verra.


Oscar...

J'ai aussi l'impression que tu te sens agressé... aller keep cool on est là pour rigoler !
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MessageSujet: Re: Ecrire   23/3/2009, 22:51

C'est à moi de ma calmer Sylbao ?
je n'ai rien dit. J'ai dit "une bonne soeur sublime son désir sexuel en amour pour Dieu"
Après ça tu m'as dit que je n'avais rien compris à Freud. D'une part, je ne vois pas le rapport, d'autre part, je ne vois pas de quoi tu veux me convaincre.
Que tu le veuilles ou non, j'ai parfaitement compris de quoi parlait Freud, et Jung, Reich (mon préféré) Lacan, toute la clique. Je suppose que je n'ai pas tout lu ni tout compris, mais la base, quand même...
C'est vrai j'ai osé te rappeler ensuite que Freud parlait parfois aussi réellement du sexe. En revanche il ne parlait pas du tout du nez, contrairement à Brian Molko.
Tu me dit que je ne comprends pas, que je ne suis pas d'accord... Mais avec quoi je ne suis pas d'accord ? Avec ce que tu essayes de m'apprendre ? Comment pourrais-je ne pas être d'accord ? Je t'ai dit que je savais ce qu'était la libido, que je savais ce qu'était l'anima, et tu continues à me dire "Freud ne parle pas de bite" mais JE LE SAIS ne comprends-tu pas ? Tu me dis que je ne suis pas d'accord mais c'est faux, j'essaie d'être toujours d'accord avec tout le monde, mais avec toi dès qu'on dit "sexualité" "pervers" "moi" "ça" "oedipe" c'est fini, on n'a rien le droit de dire et on a droit à un cours.
Moi j'ai trente balai ma cocotte j'ai plus envie de me retrouver devant un prof, c'est clair ?
Si je me trompe tu as le droit de me le dire, mais je ne crois pas me tromper en disant "une bonne soeur sublime son désir sexuel en amour pour Dieu".

Alors si tu veux me faire plaisir, attache-toi à ce que j'ai dit, et pas ce que tu crois que j'ai dit, relis bien cette phrase :

"Une bonne soeur sublime son désir sexuel en amour pour Dieu."

Et maintenant dis-moi où dans cette phrase je dis que désir=pénis en chair. Où dans cette phrase sens-tu que je n'ai pas compris de quoi parle Freud (que je n'ai même pas cité, je parlais de ce que je pense moi et non de ce que Freud dit, car le vieux a dit aussi beaucoup de conneries), vas-y, décortique moi juste ce que j'ai dit et où tu vois que je suis le malade complexé de son inculture, méchant et paranoïaque que tu dis. S'il te plaît.
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MessageSujet: Re: Ecrire   24/3/2009, 15:25

Oscar de Jarjayes a écrit:
C'est à moi de ma calmer Sylbao ?
je n'ai rien dit. J'ai dit "une bonne soeur sublime son désir sexuel en amour pour Dieu"
Après ça tu m'as dit que je n'avais rien compris à Freud. D'une part, je ne vois pas le rapport, d'autre part, je ne vois pas de quoi tu veux me convaincre.
Que tu le veuilles ou non, j'ai parfaitement compris de quoi parlait Freud, et Jung, Reich (mon préféré) Lacan, toute la clique. Je suppose que je n'ai pas tout lu ni tout compris, mais la base, quand même...
C'est vrai j'ai osé te rappeler ensuite que Freud parlait parfois aussi réellement du sexe. En revanche il ne parlait pas du tout du nez, contrairement à Brian Molko.
Tu me dit que je ne comprends pas, que je ne suis pas d'accord... Mais avec quoi je ne suis pas d'accord ? Avec ce que tu essayes de m'apprendre ? Comment pourrais-je ne pas être d'accord ? Je t'ai dit que je savais ce qu'était la libido, que je savais ce qu'était l'anima, et tu continues à me dire "Freud ne parle pas de bite" mais JE LE SAIS ne comprends-tu pas ? Tu me dis que je ne suis pas d'accord mais c'est faux, j'essaie d'être toujours d'accord avec tout le monde, mais avec toi dès qu'on dit "sexualité" "pervers" "moi" "ça" "oedipe" c'est fini, on n'a rien le droit de dire et on a droit à un cours.
Moi j'ai trente balai ma cocotte j'ai plus envie de me retrouver devant un prof, c'est clair ?
Si je me trompe tu as le droit de me le dire, mais je ne crois pas me tromper en disant "une bonne soeur sublime son désir sexuel en amour pour Dieu".

Alors si tu veux me faire plaisir, attache-toi à ce que j'ai dit, et pas ce que tu crois que j'ai dit, relis bien cette phrase :

"Une bonne soeur sublime son désir sexuel en amour pour Dieu."

Et maintenant dis-moi où dans cette phrase je dis que désir=pénis en chair. Où dans cette phrase sens-tu que je n'ai pas compris de quoi parle Freud (que je n'ai même pas cité, je parlais de ce que je pense moi et non de ce que Freud dit, car le vieux a dit aussi beaucoup de conneries), vas-y, décortique moi juste ce que j'ai dit et où tu vois que je suis le malade complexé de son inculture, méchant et paranoïaque que tu dis. S'il te plaît.


Tu t'attends vraiment à une réponse cordiale en écrivant cela ? Je trouve que Sylbao reste très courtoise, alors de grâce, fais honneur à ton intelligence que je sais extrême en restant dans le respect de ton interlocuteur. A agir comme tu le fais, la seule personne qui semble ridicule, pour le coup, c'est toi.

Si vraiment tu as un problème de fond avec Sylbao, les mp sont là pour ça.
Je ne dis pas que tu as raison ou tort, je serais bien en peine de le faire d'ailleurs car j'avoue mon ignorance en la matière, je constate simplement qu'il en faut peu pour te faire bouillir.

J'ajoute Oscar que personne ne te considère comme une "merde" ici : quand bien même tu te serais trompé, cela ne porterait en rien ombrage à ton intelligence.

Sylbao, Oscar, vous êtes lassants tous les deux...mais je vous aime bien quand même! lol
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MessageSujet: Re: Ecrire   25/3/2009, 02:25

Mais putain, tu n'as rien vu, alors ? Rien de rien ? Tu n'as pas vu que j'ai juste dit "Une bonne soeur sublime son désir sexuel en amour pour Dieu" et qu'à partir de là je me suis fait traîner dans la boue comme si je savais à peine lire ? Comme si j'avais arrêté avant la sixième ? Tu oses dire qu'on est lassants tous les deux, alors que je n'ai pas dit un mot plus haut que l'autre jusqu'à ce qu'on me sorte "Tu n'as rien compris" ?
Tu ne vois pas qu'on m'accuse de n'avoir pas compris des choses dont je n'ai même pas parlé ?
Il paraît que j'ai parlé du pénis en chair de la bonne soeur. Qu'est-ce qui est lassant ? On n'a pas le droit d'employer le moindre mot issu de la psychologie sans se faire incendier, ici. Sous prétexte que certains ont fait quelques mois de psycho. Je trouve cela parfaitement inacceptable.

Tu dis que tu me trouves intelligent, mais moi je n'en ai rien à faire qu'on me touve intelligent. Du moment qu'on me respecte. Qu'on me prenne donc pour le dernier des abrutis, tant que lorsqu'on s'adresse à moi on me respecte.
Si une gamine de 19 piges n'est pas assez mûre pour comprendre qu'on doit le respect à quelqu'un qui a fait ses preuves dans la société, qu'on n'a pas le droit d'arriver de nulle part comme ça et de me sortir "Tu n'as rien compris" alors que je n'ai rien dità propos de Freud, ce n'est pas ma faute.
Ce que Sylbao n'a pas compris, et là j'ose le dire puisque dans cette histoire je n'ai pas jeté le gant, j'étais poli comme tout jusqu'à ce qu'on s'en prenne à moi, ce qu'elle n'a pas compris c'est que Freud c'est la base. C'est le premier.
Admettons qu'on parle de philosophie. Bon. Admettons que j'aie lu des années des ouvrages de philosophies, que j'ai baigné dedans. Bon. Uen gamine en première année vient m'expliquer que je n'ai rien compris à Platon, que dois-je en penser ? Platon, c'est ce qu'on étudie en premier, au tout début de la philosophie.
Je sais que tu ne vois pas les choses de cette manière Tom... Mais j'ai été cool. La première fois que je me suis fait traiter comme ça ici, je suis venu en MP pour m'expliquer. J'ai dit "Je ne veux pas que tu me parles comme ça". Résultat : comme si j'avais pissé dans un violon.
Maintenant, tu me dis que c'est moi qui suis ridicule ? Mais qui est-ce qui se prend pour supérieur à moi ? Qui est-ce qui me traite de complexé, de parano, d'imbécile ? Qui est-ce qui ressort ses cours à la moindre occasion ?
C'est chaud, on n'a rien le droit de dire. Et pas qu'en psycho, encore, si ça se limitait à ça, ce serait bien, mais non. Dans toutes les matières, on doit fermer sa gueule.
Sur l'autre forum, je me suis fait insulter alors qu'il s'agissait d'histoire de l'art, je te dis.
Il faut arrêter. Je sais pas, j'accepte de parler avec toutes sortes de gens, des cons et des moins cons, des plus forts que moi et des moins forts. S'il y a bien quelqu'un qui aime discuter et qui n'en a rien à foutre d'avoir raison, c'est moi. Jamais de ma vie, jamais, je ne suis tombé sur quelqu'un autant dans la toute-puissance que Sylbao. Avec elle c'est la dictature absolue. et même si on est d'accord avec elle, il suffit de ne pas dire les choses exactement comme elle l'aurait dit pour se faire incendier. Tu n'as pas remarqué ? Tu es dans le déni, Tom ?
Quand je parle mal, tu viens me voir moi en me disant que je suis ridicule. Mais quand Sylbao m'a mal parlé, tu es venu la voir pour lui dire quelque chose ? Absolument pas.
J'en ai un peu marre que ce soit toujours les mêmes qui se fassent insulter, d'autant plus que c'est toujours moi.
Je n'ai rien dit de bizarre. J'ai dit "Une bonne soeur sublime son désir sexuel en amour pour Dieu". De là, ça s'est transformé en "tu n'as rien compris à la psychanalyse, le désir n'sts pas l'érection" mais qui est ridicule, Tom ? J'ai parlé d'érection, moi ? J'ai parlé de pénis en chair ? Tout ça parce que madame a appris il y a deux semaines que le désir sexuel va plus loin que la chair, elle se sent obligée de me l'expliquer comme à un enfant ?
Tu sais, ça me rappelle les gens qui viennent d'apprendre un mot, et qui se sentent obligés de l'apprendre aux autres...
Très franchement Tom, je suis arrivé ici j'aimais tout le monde. J'étais prêt à faire avec tous les caractères.
Mais s'il y a un truc que je n'aime pas c'est l'injustice. Je me fais copieusement insulter, et ensuite c'est moi qui dois me calmer. C'est insupportable.
Je peux comprendre les sautes d'humeur de Sylbao, mais ton aveuglement je ne peux pas le comprendre.
Je peux pardonner qu'on m'insulte, mais si je me défends, je ne veux pas me faire taper sur les doigts.
Je l'ai dit une fois, je le dit pour la deuxième fois.
Deux fois. C'est arrivé deux fois. Et il y en aura d'autres, crois-moi Tom. Je vais me calmer, je vais faire mes excuses, et le jour où l'on si attendra le moins, je dirai un truc pas tout à fait orthodoxe, et je me ferai traîner dans la boue. Je parie cent euros avec toi que ça arrive dans les trois mois. Tu verras.

Alors, voilà, Sylbao, je te présente mes excuses. Je suis un gros nul, en effet je n'ai rien compris à Freud. Je croyais seulement avoir compris, mais bêtement je répétais ce que m'avaient dit mes parents. Tout ce qu'ils ont appris est faux, seule toi Sylbao possède la compréhension de Freud. Dorénavant je m'en remettrai uniquement à Ta parole, car tout le reste n'est que mensonge. Seule toi sais lire les études de cas, seule toi peut interpréter les écrits du grand Freud.
Tu es la meilleure dans cette discipline et dans les autres, car tu détiens le savoir universel.
Je te prie de bien vouloir m'excuser, plus jamais je n'essaierai de faire valoir mes droits à la parole, car je sais qu'à côté de toi je ne fais pas le poids. Tu détient la Vérité, et je suis ton humble serviteur.
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MessageSujet: Re: Ecrire   25/3/2009, 16:26

Attend c'est ça que tu trouves hyper insultant : " j'ose émettre que tu n'as peut-être pas bien saisi le concept de sexualité selon Freud... " ?!

J'ai subi une sacrée humiliation hier soir et je peux te dire que ça n'est en rien comparable !

D'ailleurs, comment veux-tu qu'elle sache que tu as baigné dans ce milieu si particulier, alors même qu'elle ne te connait pas ?

Enfin, elle émet une hypothèse pour alléger son propos par un "peut-être" afin de ne pas trop te brusquer. Elle a simplement supposé quelque chose et ton indignation repose sur le simple fait qu'elle ait osé supposé que tu ne comprenais pas.

J'ai bien compris tes arguments : ils me semblent recevables pour justifier du fait que tu n'aies rien à apprendre d'elle en la matière mais ceux-ci ne démontrent en rien un manque de respect de sa part.

Je me permets même d'ajouter qu'un être de 19 piges peut apprendre à un autre d'une trentaine : "Vis comme si tu devais mourir demain. Apprends comme si tu devais vivre toujours." [Gandhi]

Personne n'est dans la toute-puissance ici car les propos ne sont pas censurés, par contre tout le monde dit ce qu'il pense et en soit c'est une bonne chose, mais bon ça peut heurter facilement certaines sensibilités.

Honnêtement tu crois que je suis du genre à m'écraser ? Tu ne te rappelles pas de mes échanges avec Pandorarts ? C'était gratiné aussi. Alors bon, si jamais Sylbao m'avait insulté, administratrice ou pas ça aurait bardé.

Pour l'instant rien ne m'a choqué : son caractère est peut-être tout simplement incompatible avec le tien ?!

PEACE !
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MessageSujet: Re: Ecrire   25/3/2009, 20:58

Tom de Merteuil a écrit:
Pour l'instant rien ne m'a choqué : son caractère est peut-être tout simplement incompatible avec le tien ?!

PEACE !
*s'incruste discrètement*

C'est un peu facile de dire ça non? Dans ces cas là tout est excusable. sylbao n'insulte pas à proprement parler, tu as raison, mais en lisant ses messages j'ai aussi ressenti un certain ton qui, si ces propos m'avaient été adressée, m'aurait déplu. Si j'avais été seule je me serais dit que je devais me tromper mais là ça n'est pas le cas.
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De Merteuil
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MessageSujet: Re: Ecrire   26/3/2009, 12:09

Parler de ton en lisant ce n'est pas impossible mais c'est quand même difficile. Tout est une question de regard et d'interprétation.

Et au passage, assumer ses propos ça veut aussi dire accepter la réponse de l'autre dans la mesure où celle-ci dépend de ce que vous avez dit.

PEACE
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MessageSujet: Re: Ecrire   26/3/2009, 12:36

C'est sûr, ça dépend beaucoup de l'interprétation, mais je donne juste un exemple : quand sylbao écrit "puisqu'on veut barboter dans la psychanalyse", très sincèrement, Tom, en mettant de côté tous tes jugements de valeur à l'égard de sylbao, tu ne trouves pas que c'est un peu méprisant et que ça laisse facilement place à une interprétation plutôt négative ? Le choix du "on" par exemple m'a fait tiquer.
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MessageSujet: Re: Ecrire   27/3/2009, 02:27

Très sincèrement, je ne vois là rien de méprisant : barboter signifie simplement "évoquer furtivement, sans approfondir". Le choix du "on" est au contraire là pour adoucir le propos car à travers lui elle s'inclut elle-même parmi ceux qui barbotent.
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MessageSujet: Re: Ecrire   27/3/2009, 11:03

Oui, en règle générale, mais ça peut signifier aussi "patauger", donc essayer de parler d'un sujet sans s'y connaître, avec maladresse. Et s'adresser à quelqu'un en disant "on" ne m'a jamais semblé très aimable, mais je dois me tromper alors. Et je ne crois pas qu'elle s'incluait dans le "on" Suspect, puisque juste après elle lui disait qu'il n'avait pas compris toute la théorie de Freud.
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